[amm] V – L’odeur et le goût

Le Bistro
Le bistro

À ma mort

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Ah la merveilleuse odeur, cet arôme malté, presque fumé, aux effluves subtilement caramélisées. Je me rappelle encore ma première gorgée, j’étais alors un enfant.

Attiré par l’enivrante odeur, il m’arrivait souvent d’en réclamer à mes parents. Un jour, fatigués de ma persévérance, ces derniers finirent par accéder à ma demande, probablement dans l’espoir de ne plus la voir se renouveler. Encore bien naïf, je croyais pouvoir me fier à mon odorat pour prédire le goût des choses. À cet âge, mon nez ne m’avait pas encore suffisamment trompé. Si l’odeur du liquide était agréable, il devait en être de même pour la saveur. Comment aurait-il pu en être autrement ?

Quelle ne fut pas ma surprise, quand ce condensé d’amertume se déversa dans ma bouche. Bien après l’avoir recraché et m’être rincé jusqu’au gosier, son goût persistait sur les côtés de ma langue, et pour m’en débarrasser, j’allais jusqu’à la gratter.

Pourtant, seules quelques années passèrent avant que je ne retente l’expérience, et bien que la seconde n’en fût pas moins déplaisante, je fis bonne figure devant mes nouveaux amis lycéens. C’est ainsi que par la force des choses, et surtout par le besoin vital de m’intégrer, j’allais finir par en apprécier le goût âpre. Ce qui me renvoie à l’instant présent, au comptoir d’un vieux bistro parisien, tout ce qu’il y a de plus pittoresque, en train d’humer par rituel, l’odeur du liquide noirâtre.

J’ai beau ne pas être un fana de la foule, l’agitation de ces lieux chargés d’histoires disparates, n’est pas pour me déplaire. J’aime y observer les gens. Non pas par jeu malsain, mais simplement pour les voir discuter librement, avec leurs amis et connaissances, sans craindre de quelconques représailles pour leurs avis les plus tranchés. Cela me permet de prendre du recul. J’arrive à trouver en chacun d’eux, un comportement, une habitude, voire même une expression que je partage. Tous ces inconnus sont autant de petits miroirs sur ma personne. Tandis que certains flattent mon ego, d’autres me révèlent de dérangeantes vérités. J’aimerais parfois les renier, toutefois, l’objectif de l’exercice exige de prendre à la fois le bon et le mauvais, et cela, quitte à se remettre en question, à ébranler cette si précieuse confiance en soi.

Je n’ai aucun problème avec les gens sûrs d’eux, tant que cette assurance est légitime. Malheureusement, il faut bien reconnaître que la plus part du temps, cette dernière ne l’est pas. Dans notre société, il est inconsciemment admis qu’il faut mieux affirmer une ânerie avec panache, que son contraire en tremblant des genoux. Cela passe mieux auprès de l’audience. Les débats politiques à la télé en sont un parfait exemple. Des femmes, et des hommes, qui ne vivent pas sur le même plan que ceux qu’ils gouvernent, parlant de souffrances qu’ils n’auront jamais à connaître. Et puis, il en faut de l’assurance pour mentir, pour promettre ce qu’ils savent intenable, se sachant les pantins de puissants lobbies.

Non, définitivement non, le doute n’est pas admis, plus permis. On l’associe aux faibles, quand il est force et signe d’intelligence. En revanche, l’arrogance et la bêtise font un retour triomphal, ce sont les vertus 2.0. On cherche et sélectionne les plus beaux spécimens pour la télé. Car, il est primordial d’exposer chaque jour, heure et minute, leur incommensurable médiocrité. Comme cela ne suffit pas, on les invites sur les plateaux, afin que le spectateur s’abreuve toujours plus, du jus frelaté de leurs esprits malades. Enfin, pour les plus avides, il est possible d’admirer leur insipide plastique artificielle, et ce dans les moult torchons vendus chez n’importe quel libraire.

Certains d’entre nous ne les suivent que pour les mépriser, pour satisfaire ce besoin de supériorité. D’autres les admirent, s’en inspirent. Mais, tous contribuent, consciemment ou non, à leur apologie. Le voilà, le triste bilan du moyen Âge moderne que nous vivons à présent, me dis-je, quand, mes divagations sont stoppées net par l’arrivée d’un homme sur ma gauche.

Ce dernier est de taille moyenne, au milieu de la trentaine. Les cheveux bien coiffés et le regard hautain, vêtu d’un costume que trois SMIC ne suffiraient à payer. Ses chaussures sont fraîchement cirées, et il porte l’accessoire fétiche du cadre supérieur à son bras droit : la montre de luxe, dont le prix me ferait sûrement frémir d’indignation. Ce n’est pas un habitué, je ne l’ai jamais vu auparavant, et puis, ce n’est pas le genre d’endroit que fréquentent les gens de sa caste sociale.

L’étranger s’adresse au barman sans le moindre signe de politesse :

— Où se trouvent les toilettes ?

— Au fond à droite monsieur, lui indique aimablement Tony, de son surnom, diminutif d’Anthony.

L’autre accueille l’information froidement, se détournant sans un merci, pour rejoindre le lieu donné.

— Encore un à qui les parents n’ont pas enseigné les bonnes manières, dis-je à Tony, qui, ne pouvant se permettre d’être médisant à l’égard d’un client, me répond d’un simple sourire.

Cela fait déjà quelques années que je viens chaque semaine dans ce boui-boui, et bien que Tony ne soit pas vraiment ce que l’on pourrait appeler un ami, nous avons à maintes reprises engagé la conversation. Du moins, suffisamment pour sympathiser et nous tutoyer l’un l’autre. Tony est un gars simple et franc du collier, comme je les aime. Nous avons en outre quelques points communs : il est né le même jour que moi, vit seul, et au regard de son job, son salaire ne doit pas voler bien haut non plus. Comme beaucoup, il mène une vie de chien et ne sait se plaindre. C’est un trait de caractère que j’admire et condamne. Travailler dur sans se poser de questions…

Une fois la dernière gorgée ingurgitée, je laisse un peu plus de monnaie que le montant de l’addition, et me dirige à mon tour aux toilettes pour y satisfaire un besoin naturel. Quelques secondes plus tard, en sortant de mon box, je croise le chemin de l’homme à la montre, ce dernier quittant l’autre box. Celui-ci fait mine de ne pas me voir, et me coupe la priorité pour l’unique lavabo. Le malotru enlève et dépose sa montre sur le bord du meuble, en reniflant d’une façon distinctive. La chose me pousse instinctivement à porter mon attention sur son nez, où j’aperçois un résidu de poudre. De la coke à ne pas s’y confondre. En voyant son reflet, dans le miroir se trouvant en face de lui, celui-ci se frotte le dessous du nez pour effacer l’évidence. La cause l’ayant poussé à rester aussi longtemps aux toilettes n’était donc pas d’ordre intestinal mais nasal. Quand on y réfléchit, cela explique également sa présence ici. L’endroit lui confère discrétion et anonymat. Pour en être réduit à devoir prendre un rail de coke durant sa pause, son travail doit être stressant. Peut-être même en a-t-il besoin pour surmonter ses cas de conscience. Il s’agit probablement d’un haut responsable de banque, ou quelque chose dans le genre.

L’homme se retourne et me toise de haut en bas, avant de passer en me bousculant légèrement. J’avance alors pour me laver les mains, mais en regardant le lavabo, je vois que le bougre a oublié sa montre. Prestement, je me retourne et l’interpelle à deux reprises. Mes tentatives sont vaines, il feint de ne pas m’entendre. À quoi bon prêter attention à un homme du bas peuple. Que pourrais-je lui apporter moi qui suis socialement inférieur ? Eh bien qu’il en soit ainsi ! Quelque peu agacé, je prends la montre et la tends au-dessus de la corbeille placée aux côtés du lavabo. J’hésite quelques instants, puis, finalement, je renonce à la jeter. Une bien meilleure idée me vient à l’esprit.

En sortant du bistro, je regarde au coin de la rue en espérant y voir un visage familier. Une de ces personnes auxquelles on attribue l’acronyme de SDF : sans domicile fixe. Un acronyme absurde selon moi, quand on sait que la définition du mot domicile ramène à un point qui est justement fixe. Le « fixe » dédramatise l’expression, la réalité est plus rude, on a un domicile ou l’on n’en a pas !

Si je devais donner un point fixe à cet homme, un lieu où l’on serait certain de le retrouver tôt ou tard, ce serait ce carrefour-là, où il mendie à la sortie d’une supérette.

Je l’y vois presque à chaque fois que je passe dans cette rue. Au début, je l’ignorais simplement comme n’importe quel homme de sa condition. Un peu à la façon dont l’autre m’a ignoré un peu plus tôt. À la différence tout de même, que je ne le faisais pas par mépris, mais par gène. Par peur qu’il m’aborde, qu’il me réclame quelque chose. Toutefois, cela n’avait servi à rien, puisqu’il avait tout de même fini par m’aborder, et m’avait même donné un surnom : « L’homme triste ». Un surnom que j’avais de prime abord détesté, puis, au fil des années, auquel je m’étais accoutumé. Peut-être que j’avais mérité ce prénom, car, bien que je me fusse toujours efforcé de dissimuler mon mal-être, l’œil avertit de ce mendiant avait pu voir au-delà de la façade. Pour un homme auquel je n’avais jamais accordé plus de deux mots, il semblait en savoir plus long sur moi que la plupart de mes proches. Alors que de mon côté, même quand je lui cédais ma monnaie, je ne cherchais qu’à me dédouaner de sa situation, ce n’était qu’une autre façon de le tenir à l’écart. Quoiqu’il se soit donné la peine de me donner un surnom, pour moi il n’était qu’un visage anonyme : le clodo au coin de la rue.

Désormais déterminé à réparer cet impair, je me dirige d’un pied résolu vers lui. Me voyant m’approcher à vive allure, l’homme aux cheveux grisonnants relève la tête et m’adresse un regard interrogatif.

— Ah ! !, Bonjour, que puis-je pour toi l’homme triste, me dit-il de sa bouche partiellement édentée.

Pris au dépourvu par ma propre initiative, un court moment s’écoule avant que je ne lui réponde.

— Salut, en t’apercevant à l’instant, je me suis rendu compte que… nous n’avons jamais eu une réelle conversation durant toutes ces années où… nous nous sommes croisés.

Mon interlocuteur me fait alors des yeux ronds, avant d’éclater d’un rire sourd et franc. Le pauvre manque d’ailleurs de s’en étouffer.

— Ah ah ah !, si ce n’est que cela mon ami, sache que ceux qui me parlent, sont encore moins nombreux que ceux qui me regardent. La plupart ne s’approchent pas de moi. Sûrement sont-ils indisposés par mon odeur.

— Ce n’est pas tout à fait faux, vous boucanez un peu. Dis-je, un peu trop décomplexé par ce premier échange.

— Toi aussi tu sentirais mauvais si tu couchais dehors chaque nuit que Dieu fait. Me rétorque-t-il, d’un air sévère.

— Excuse-moi pour mon impolitesse, dis-je gêné.

— Détends-toi, je plaisante, on m’en a sorti de plus rudes. Puis il reprend un air sérieux. Dis-moi, quelque chose a changé, je ne vois plus la tristesse d’autrefois dans ton regard, mais autre chose. J’ai du mal à le décrire, que t’est-il arrivé ?

Sa question m’amuse et je décide d’y répondre honnêtement.

— Je crois que… j’ai finis par toucher le fond de la fosse des Mariannes.

Le mendiant fronce les sourcils de curiosité.

— Et… qu’y as-tu trouvé ? Me demande-t-il.

— J’ai cru d’abord y voir la mort, mais finalement, il n’y avait qu’un puits.

— Sais-tu, où mène ce puits ?

— Indéniablement plus bas encore.

— Qu’y a-t-il de plus obscure que la mort ?

— Je n’ai pas encore de réponse à te donner. Et toi, comment as-tu fini dans la rue, qui étais-tu autrefois. Dis-je.

Freiné par sa pudeur, le vieil homme hésite un court moment à répondre. Puis, comme pour s’aider à faire remonter de lointains souvenirs à la surface, celui-ci se frotte le front en plongeant son regard dans le vide.

— Qui étais-je avant… mmmh, quelqu’un d’important ! Du moins, je pensais l’être, dit-il pris d’une certaine nostalgie.

— Que veux-tu dire pars là ? Lui demandais-je, à mon tour intrigué.

— Crois-le ou non, j’étais à la tête d’une société d’import-export. J’aimais ce que je faisais et j’excellais dans mon domaine, les affaires marchaient bien. Je vivais littéralement pour mon entreprise, me dit-il avec entrain.

— Et puis ?

— Eh bien, presque du jour au lendemain, j’ai été frappé d’une terrible dépression. Moi dont la devise était « le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt », je ne trouvais plus la force de sortir de mon lit, je ne comprenais pas ce qui m’arrivait. Ce n’est que bien des années plus tard, que j’entendis parler de « Burn out ». Entre-temps j’avais tout perdu. L’œuvre de ma vie, celle que j’avais bâtie durant des années, s’était effondrée comme un château de cartes. Orphelin de naissance, et n’ayant jamais accordé d’importance à ma vie sentimentale, je n’avais ni famille, ni femme ni enfants. Mes amis m’ont successivement hébergé quelques semaines, avant de poliment me mettre à la porte. En quelques mois à peine, j’étais passé de PDG à SDF J’étais désormais seul et sans un sou. Je me suis alors mis à mendier pour survivre, et comme tant d’autres, j’ai sombré dans l’alcoolisme. Les premières années ont été vraiment difficiles, mais après avoir touché le fond du trou, je me suis reconstruit petit à petit. De mon malheur, j’ai trouvé dans la rue, l’opportunité de me faire de nouveaux amis, en quelque sorte, la famille que je n’avais jamais eue. Et puis, j’ai retrouvé l’usage de mon temps. Plus d’impératifs, de rendez-vous, d’administratif, de factures à payer, d’horaires à respecter. Je suis libre comme tu peux le voir.

— Ton histoire est incroyable, et bien que j’adhère en grande partie à ta vision de la liberté, je ne pense pas qu’elle soit absolue. Cette dernière n’est pas tangible, sa perception varie d’un individu à l’autre. Le temps n’est qu’un de ses innombrables aspects. Par exemple, ni toi ni moi ne pouvons voler, et le sol que nous arpentons chaque jour est parsemé de barrières. Parmi ces dernières, certaines sont naturelles, à l’image d’un ravin ou d’un océan. Tandis que d’autres sont artificielles, comme les frontières d’un pays. Du point de vue d’un oiseau, ou même de nos lointains ancêtres nomades, notre liberté de mouvement est bien restreinte. D’autre part, toi qui affirmes disposer librement de ton temps, tu es malgré tout contraint de satisfaire à tes impératifs biologiques, et par conséquent, tu dois mendier pour vivre. La vie, que dis-je ! La physique elle-même, repose sur un ensemble de contraintes, de règles. Sans ces limitations rien n’existerait. Peut-être que la liberté absolue n’est rien d’autre que le néant. En d’autres termes, la non-existence. Finalement, comme toutes choses, son excès n’apporterait rien de bon. Et le secret du bien-être se soumettrait à un savant dosage de cette dernière.

Le vieil homme m’adresse un sourire bienveillant :

— Tu es du genre à cogiter toi. Ton inspiration t’a menée à un véritable monologue.

— Oui, excuse-moi, cela m’arrive parfois.

— Ne t’excuse pas, ta réflexion était intéressante. Comme tu l’as dit, la perception de la liberté varie d’un individu à l’autre. De mon point de vue, ma nouvelle vie bien que difficile, m’apporte un degré de liberté supérieur à l’ancienne. Regarde toutes ces personnes, me dit-il en pointant du doigt les passants sur le trottoir d’en face. Regarde-les avec ces beaux costumes qu’ils portent si fièrement. Avant j’étais comme eux, indirectement contraint de suivre le « Dress code » imposé par ma profession. Mais ne penses-tu pas que le vrai luxe est de pouvoir s’habiller comme on le désire. Ces costumes n’incarnent-ils pas les chaînes dorées de la civilisation moderne ? Vos belles maisons, vos smartphones, vos voitures, vos crédits sont autant de sources d’asservissement. Personne n’a plus le temps de réfléchir, n’a plus le temps de penser qu’il existe peut-être d’autres façons de vivre. Votre univers est si petit. Dit-il en secouant la tête de dépit.

— Je ne peux que t’approuver, mais alors, pourquoi restes-tu ici ? Pourquoi ne profites-tu pas de cette liberté pour voyager, vagabonder à travers toute la France ?

— Je pourrais, mais vois-tu, comme je te l’ai déjà dit, je me suis constitué une famille ici, et malgré leurs dangers, les rues de cette ville sont en quelque sorte devenues ma maison. Je me plais ici, je suis chez moi.

— Je vois, c’est une bonne raison. J’apprécie sincèrement cette conversation, mais je vais devoir rentrer, m’a voisine m’a invité à manger ce midi.

— Ah, une petite amie ?

— Oh non, rien de la sorte. Avant que je ne parte, j’aimerais te donner deux choses, la première est un surnom.

— Cela me paraît un juste retour des choses, dit-il.

— Alors permets moi de t’appeler Nattô.

— Na..to.. ? S’étonne le vieil homme.

— Oui, en référence à ce plat japonais à l’aspect et l’odeur repoussante, mais dont la saveur est, dit-on, incomparable.

Nattô de son nouveau surnom me regarde d’un air incrédule.

— Je ne sais pas trop comment accueillir ce surnom, mais après tout, ce n’est pas le genre de chose que l’on choisit soi-même. Merci à toi l’ami.

— Et voici la deuxième chose, dis-je en lui tendant la montre.

Nattô saisit le précieux objet avec hésitation, et l’observe avec une grande attention en le faisant tourner entre ses mains.

— Cela n’a pas l’air d’être une contrefaçon, je ne peux accepter un tel présent.

— Prends-la, elle te sera plus utile à toi qu’à son ancien propriétaire. Tu peux la garder, ou la revendre, tu en tireras un très bon prix. Peut-être de quoi te remettre en selle.

— Je ne sais pas quoi te dire, j’en ferai bon usage, merci infiniment.

— Fais en ce que tu veux, elle est à toi maintenant. Pourrais-tu t’en servir pour picoler jusqu’au dernier centime, que cela ne me regarderait pas.

Emu, le vieil homme me prend la main et me remercie à nouveau. Ses yeux humides manifestent de sa gratitude.

De mon autre main je lui tapote l’épaule, et le salue chaleureusement avant de m’en aller.

Avant de me perdre de vue, Nattô me crie :

— L’homme triste, nous devrions parler plus souvent.

J’acquiesce d’un geste de la main, et disparais dans la masse urbaine.


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6 commentaires

  1. Joli parallèle entre Natto, à l’apparence repoussante mais qui est une belle personne, et l’alcool, avec une « bonne » odeur mais un horrible goût et les beaux costumes qui ne montrent pas un quotidien infernal.

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